Exploratrice de Vitalité en forêt pour lutter contre la sédentarité et retrouver la santéAllez, bouge-toi ! De la sédentarité assistée à la souveraineté du vivant

(Série : Essais de Vitalité — n°1)

Le grand malentendu : Le business de l’immobilité 💼

 

« 95 % de la population ne bouge pas assez. » Ce chiffre tombe régulièrement dans nos journaux comme un couperet médiatique, culpabilisant et froid. On nous pointe du doigt, on nous somme de nous agiter. Pourtant, un constat simple s’impose : 95 % de notre population n’est pas en surpoids. Alors, de quoi parle-t-on vraiment ? Est-ce réellement la sédentarité physique qui nous fait grossir, ou est-ce l’étiquette que l’on nous colle pour mieux nous vendre des solutions toutes faites ?

Regardons en arrière. Nos anciens étaient sédentaires par fonction. Mais aujourd’hui, la sédentarité est devenue un business mondial. Le télétravail est devenu une aubaine pour l’industrie 📈. On nous vend des tapis de marche pour compenser l’immobilité derrière nos écrans. On nous livre nos repas à domicile… mais pour quoi faire ? Pour passer deux heures de plus captifs devant une PlayStation ou à scroller frénétiquement ? Nous sommes devenus des cibles marketing idéales : immobiles, déconnectés et dépendants.

 

L’anesthésie : Du SUV à BFMTV 🚗

 

Cette dépendance nous a transformés en « sédentaires assistés ». Regardez nos villes dès que trois flocons de neige s’invitent. Le silence s’installe par terreur logistique. Nous avons des SUV puissants, et pourtant, nous sommes paralysés. Nous ne savons plus utiliser notre propre corps pour nous adapter à l’environnement, pour marcher dans la poudreuse ❄️. C’est une sédentarité mentale : on attend une solution extérieure au lieu de retrouver notre propre capacité de mouvement.

Cette anesthésie est aussi informationnelle. Au bout de deux jours de JT en continu, le malaise est là. Un sentiment de perte de repères, un brouillard mental 🌫️. On ne bouge plus physiquement, mais le cerveau s’agite dans le vide. C’est la sédentarité la plus insidieuse : celle qui vous fait croire que vous êtes informé alors qu’elle vous pétrifie dans votre canapé.

 

La cage invisible des rôles 🕸️

 

Mais la sédentarité ne s’arrête pas au fauteuil du salon. Elle s’insinue dans notre identité. On nous assigne une place dès l’enfance : le « non-sportif », celui qui n’a « pas de talent ». Ces étiquettes agissent comme une cage invisible.

En tant que thérapeute, je vois souvent cette déconnexion. On possède un corps, mais on ne l’est plus. Cette « pétrification » face au stress nous coupe de nos sensations. L’Hypnose Humaniste m’a permis de comprendre que pour sortir de cette cage, il ne faut pas de la volonté, mais de la conscience ✨. Il faut briser l’armure pour retrouver la légèreté.

 

La cuisine : Un mouvement créatif contre la nourriture morte 🥗

 

L’industrie, elle, a besoin de consommateurs captifs pour leur vendre des calories vides. Ces produits ultra-transformés sont une nourriture morte. Une nourriture fixe, sans vibration.

Manger vivant, c’est déjà commencer à bouger de l’intérieur 🌱. Pour moi, le retour au mouvement n’a pas été une punition sportive, mais une réappropriation de mon propre rythme. Cela passe par des gestes simples, comme la cuisine maison. Cuisiner avec mon compagnon est devenu notre acte de résistance quotidien. Ce n’est pas une corvée, c’est une danse 💃. On ne mange pas seulement des nutriments, on savoure de la joie. C’est ici que le métabolisme se réactive vraiment.

 

Le pilotage intérieur : Au-delà des chiffres 🧭

 

En juin 2025, j’ai pris la décision la plus importante de mon parcours : j’ai mis ma balance au placard. Ce métal froid dictait ma vie. J’ai compris que mon corps, sous stress permanent, produisait du cortisol, cette hormone qui bloque tout déstockage des graisses par peur du manque.

J’ai redécouvert l’intéroception, ce neuvième sens qui permet de ressentir son corps de l’intérieur. En remplaçant le calcul par la gratitude, j’ai apaisé mon système nerveux. En six mois, j’ai perdu 12 kilos sans compter une seule calorie 📔. Pourquoi ? Parce que j’ai arrêté de suivre les diktats extérieurs pour reprendre mon pilotage intérieur.

Conclusion 🌿

La sédentarité est une démission de soi. Mais vous avez le pouvoir de désobéir. Sortir de la sédentarité, ce n’est pas forcément s’inscrire à la salle de sport ; c’est d’abord redevenir souverain de son corps et de son esprit.

Ne bougez pas pour vous punir de ce que vous avez mangé. Bougez pour vous sentir libres. Sortez de la survie pour entrer, enfin, dans la vie.

Note de l’autrice ✍️ Cet écrit inaugure une série d’essais que j’ai choisi de partager avec vous au fil des mois. Mon objectif ? Déconstruire les dogmes qui nous enchaînent pour retrouver notre pilotage intérieur. Rendez-vous prochainement pour l’Essai n°2.